24 mai 2008
Stefano, l'alibi, Seattle, le fer à repasser humain et Indiana
Non, je n’ai pas à nouveau délaissé mon blog et je n’ai pas à nouveau envie de laisser six mois entre deux messages. Il m’est juste arrivé deux trucs. Un truc génial qui ne m’était pas arrivé depuis vingt ans et un autre truc en rapport avec mon manque flagrant de volonté. Le deuxième truc c’est que j’ai réussi à recommencer à fumer ! Génial, non ? Comme ça je pourrais voir enfin si c’est difficile d’arrêter.
Alors les films DES semaines dernières. Il y en a cinq : Cia Stefano, Le grand alibi, Bataille à Seattle, Ironman et Indiana Jones 4.
C’est l’histoire d’un musicien d’un petit groupe de rock alternatif qui ne marche plus super bien qui retourne dans sa famille après un concert raté et avoir trouvé un musicien d’un groupe qui monte dans le lit de sa copine, enfin pas dans le lit, dans la cuisine en train de se rhabiller. Il retrouve donc son père, à la retraite et golfeur, sa mère qui fréquente un gourou de relaxation, son frère qui a repris l’usine de fruits au sirop familiale qui périclite et qui divorce (le frère, pas l’usine), sa sœur qui a abonné ses études pour travailler au centre aquatique avec les dauphins. Alors, qu’il a besoin d’eux mais parce que le garçon a sa petite fierté, il décide de reprendre en main la vie de toute sa famille quand dans la sienne, il est complètement au fond du trou.
Étrangement, c’est un peu comme un roman de Camilleri, sans Montalbano et moins de cuisine, mais une fresque d’une certaine Italie qui ne vit pas si bien mais qui abuse de la dissimulation pour uniquement paraître vivre bien. C’est le film le plus émouvant que j’ai vu cette année et je le conseille à tout le monde.
C’est bien mais comme 6ème sens ou Usual Suspect, une fois que l’on connaît la fin, on n’a plus de raison de le revoir (quoique pour usual suspect, ça vaille le coup). L’histoire se passe dans le château d’un sénateur en banlieue parisienne, un type qui collectionne les armes à feu. Il y a sa femme, leur nièce, des amis, des cousins, enfin tout pleins de monde. Parmi ce tout plein de monde, il y a Pierre Collier, sa femme, sa maîtresse, et une Italienne. Et il se fait abattre à côté de la piscine. Le film est pas mal mais sans plus.
L’OMC arrive à Seattle. Pour le maire, c’est l’occasion pour rendre sa ville célèbre dans le monde entier (c’est réussi, mais il suffisait d’attendre que le blog de Caelle s’ouvre !). Pour pleins de jeunes gens, c’est l’occasion de perturber un peu le sommet, pour certains c’est l’occasion de demander des fonds pour des projets qui leur tiennent à cœur et pour d’autres, enfin, il y a beaucoup de monde.
Le film est très impressionnant : il mélange à la fois des images d’archives filmées pendant les événements mêmes et les scènes du film. Malheureusement, les images d’archives ne suffisent pas à faire une histoire (un documentaire oui, mais personne ne serait aller le voir), alors on invente des personnages : des manifestants, un policier du swat et sa femme enceinte, le maire, un médecin de MSF, bref beaucoup de monde. Ce qui est dommage, ce sont les interactions entre ces personnages. Ce ne sont que des clichés, des habitudes et pire, ils nous ont fait une fin américaine ! Mais le résultat est impressionnant et vaut largement le coup d’œil.
In gun we trust. C’est l’histoire d’un magnat de l’arme à feu (encore) et du missile, noceur, qui se fait kidnapper par un groupe « al-quaida like » en Afghanistan après une démonstration d’un super missile. Il est sauvé par un gentil arabe qui lui colle un gros aimant sur le cœur pour éviter que des morceaux de shrapnells ne le tuent. Avec lui, il va fabriquer une super armure et s’enfuir en tuant pleins de méchants. Mais au passage, il découvre horrifié que les supers armes qu’il fabrique sont aux mains de méchants, alors revenu à Malibu, il se conçoit une super armure qui vole et il va péter la gueules des méchants et détruire leurs armes parce qu’il ne conçoit pas qu’elles puissent être utilisé par d’autres mains que la gentille et drôle armée américaine.
C’est un curieux de film de super héros. Parce qu’avant les quinze dernières minutes, il n’y a pas de super méchant et si y a pas, y a pas non plus de super héros. Mais rassurez-vous, il gagne à la fin donc il pourra y avoir une suite. J’ai entendu quelque part que Gwyneth Paltrow avait pris des cours de sténographie pour rentrer dans son personnage. La production aurait pu lui dire que la sténo sert autant que morse maintenant. D’ailleurs, il n’y a pas de machine à écrire et tout se fait à commandes vocales. Mais bon, je vais être gentil une nouvelle fois, ça se laisse regarder.
Passons aux choses sérieuses maintenant : Indi 4. On est en 1957, et c’est face à une grave menace rouge que les rouges blancs bleus doivent faire face. Indiana se retrouve embarquer à la recherche d’un archéologue anglais en compagnie de Fonzie poursuivis par des Soviétiques. Tous cherchent un crâne de cristal (comme indiqué dans le titre) et la merveilleuse cité d’or au milieu de l’Amazonie.
Autant le dire tout de suite : j’ai été très déçu. Le film ne vaut même pas un Alan Quaterman ! J’y suis allé jeudi soir à 22h00 pensant que comme il y a école le lendemain, il n’y aurait personne. Pas de pot, c’était plein. Et avec des groupes d’Italiens en plus ! Un silence de mort. Le film n’est parvenu qu’à arracher que quelques rires. C’est du grand n’importe quoi et je suis prêt à attendre encore vingt ans pour voir le 5, si en trois ou quatre années de travail, c’est un scénario pitoyable comme celui-là qui est pondu. Sur allociné, j’avais vu un passage de la conférence de presse donnée à Cannes : Spielberg disait qu’on lui avait demandé seulement deux suites pour ses films, E.T. et Indiana Jones. Pourquoi a-t-il fait les deux dans le même film ?
Mais il faut se réjouir, le 25 juin, il y a ça qui sort au cinéma !!!!!

20 avril 2008
Heu... alors voilà.
Cette semaine, rien.
Non,
je plaisante. J’ai vu deux films, comme d’hab. Deux films français.
D’ailleurs, c’est une année exceptionnelle : jamais je n’ai vu autant
de films français, sept (sur vingt-trois) jusqu’à
présent. Évidemment, beaucoup de déchets. Un film excellent, deux
moyens et je ne parle pas du reste. Cela dit, parmi les deux de la
semaine dernière, il y a un moyen. Donc…
C’est pas le moyen… C’est le pathétique. Sincèrement, je m’attendais à
une très bonne comédie. Dix-sept millions de personnes ne peuvent pas
se tromper. Pourtant, depuis l’élection présidentielle, je devrais le
savoir : ils peuvent. Je devrais commencer par le résumé, mais il n’y a
pas d’histoire. C’est une comédie, on doit rire, même beaucoup, mais un
gag sur deux est téléphoné (le pire exemple est celui du fauteuil
roulant, on devine MILLE ans en avance qu’il va se lever), un gag sur
trois est issu un cliché ou d’un lieu commun (la mère possessive d’un
célibataire trentenaire, timide, alcoolique mais drôle et gentil) ou
d’une grossière caricature inutile (les sudistes qui ne connaissent ni
la neige, ni le givre et qui s’imaginent que le nord de la France est
similaire au nord de la Norvège). Autre chose, le Ch’timi. Et dire que
j’en plaisantais avec l’ouvreur :
_ Bonjour monsieur, « L’Ile de Nim », c’est en VF et ou en VO ?
_ C’est en VF.
_ Dommage. Je vais prendre alors une place pour « Bienvenue chez les Ch’tis ».
_ C’est en VF aussi.
_ Oui mais c’est leur vraie voix.
(Je sais, Jodi Foster se double elle-même car elle parle parfaitement français).
_ Mais ce n’est pas sous-titré…
_ Heu ?
Je
montais alors dans les étages. Il avait raison. Ce n’est pas sous-titré
et l’on en a bien besoin. Je ne comprenais qu’un mot sur quatre. Je
suis persuadé que si je voyais un épisode de « Rome » d’une saison que
je ne connais pas en finlandais sous-titré hongrois, je comprendrais de
quoi il s’agit. Là, rien. Je suis sourd au ch’timi. Si bien que j’ai
souvent (deux ou trois seulement) ri parce que j’étais entraîné par le
rire de phoque d’un spectateur (onk, onk, onk, onk, ça fait rire tout
le monde). Même dans « A la poursuite d’Octobre Rouge », dans la
version française, les Russes parlent russe en sous-titré puis parlent
français comme tout le monde. Alors pourquoi dans ce film, ils
continuent à parler bizarre ? Ensuite, il n’y a pas de méchant dans
l’histoire, pas de type désagréable avec les autres, cruel dans ses
paroles, mauvais ou simplement caustique. C’est un conte de fée sans
sorcière, un film de super héro sans super méchant, un film de cape et
d’épée sans cape, sans épée, sans Anglais ou Allemand, un film d’action
sans terroriste, bref, un navet, un sous-film, une histoire pathétique.
C’est sans intérêt.
C’est le moyen, l’autre. Le premier, c’était « Les liens du sang »,
mais vous ne pouviez pas le savoir, je n’en ai pas parlé. Ici,
l’histoire est celle un journaliste de Paris Match qui part au Chili
entretenir Albert Spaggiari, le cerveau du casse de Nice, le casse du
siècle. Les bandits repartent des coffres de la Société Générale avec
40 000 000 de Francs lourds, 25 000 000 d’euro de maintenant. C’est pas
mal quand même, même si ce n’est que 0,05% de ce que l’on peut perdre
avec un ordinateur. Ainsi, le journaliste va au travers de son «
interview » avec Spaggiari nous faire découvrir le casse, son
organisation, et un tout petit peu son personnage. C’est dommage
puisque le garçon est le sujet du film. Certes, ce n’est pas un
documentaire mais limiter le bandit à un type qui se grime, qui lance
des vannes drôles et qui vit comme un roi, c’est un peu court. Surtout
que ce n’est pas le plus important. Dans le film, il est présenté comme
un petit photographe de province, qui a comme amis ses compagnons du
bataillon de paras de la guerre d’Indochine et surtout qui aime faire
le pitre. Encore une fois, c’est un gros raccourci pour dire que
c’était un salopard de premier ordre, un fasciste de l’OAS, un
admirateur des SS. Il a dans l’imaginaire collectif à peu près la même
image de Jesse James alors que les deux avaient vécu à la même époque,
ils seraient sans doute potes et que je jouerai sans scrupule ni
hésitation le rôle Robert Ford. Mais tout cela, je l’apprenais après le
film. Film qui est pas mal, pas mal du tout même. La corde
psychologique est poussée un peu loin, mais l’ensemble est cohérent et
la composition des acteurs très bonne. Même de celui qu’on ne voit pas
à l’écran.
La
semaine prochaine, vous aurez le plaisir de lire mes critiques de «
passe-passe » et du « grand alibi ». Deux autres films français. C’est
une grande année. En nombre de production s’entend. Pour l’instant, une
seule a vraiment retenu mon attention.
13 avril 2008
Bisbee, Norfolk, Coco
(Le) 3h10 pour Yuma.
Le film raconte le voyage d’une petite demi-douzaine d’hommes qui
conduisent le bandit le plus recherché de l’Ouest de Bisbee à Yuma pour
le mettre dans le train et le faire juger. L’équipage est pour le moins
hétéroclite : un représentant de la Southern Pacific (société qui se
fait dévaliser régulièrement par la bande du bandit), un chasseur de
primes travaillant pour Pinkerton, un homme de main du gros
propriétaire terrien de Bisbee et un éleveur, ancien soldat de la
guerre de sécession. Mais celui qu’ils emmènent est Ben Wade. Le Ben
Wade. Avec sa bande, il est l’auteur d’une vingtaine d’attaques de
diligences, de trains, de banques, il a tué aussi une quarantaine
d’hommes et il est rapide, très rapide. Vous avez bien lu : sa bande.
Celle-ci se compose de sept ou huit hommes et parmi eux, Charlie
Prince, ce qui n’est pas rien. Tout ça pour dire que les méchants sont
plus nombreux, meilleurs tireurs et sans scrupules, et donc que les
gentils n’ont aucune chance.
C’est un vrai western, avec des
pistolets, des carabines, des chevaux, des trains, des diligences, des
Chinois qui posent des rails, des lâches, des bandits, des gentils, des
courageux (enfin presque), tout y est. Mais ce qui compte le plus,
c’est le face à face entre un vétéran boiteux et un bandit joueur. Et
le regard du fils de l’éleveur qui sert d’arbitre à la rencontre. Tout
cela en fait un très bon western, un futur classique. A noter que dans
le générique, ce n'est Russel Crowe qui a une maquilleuse, une
habilleuse et une coiffeuse mais Ben Wade...
Deux sœurs pour un roi.
Le titre sonne comme un film érotique, mais ce n’en est pas un. Ne vous
attendez pas à voir Scarlett Johansson ou Natalie Portman toute nue
(pour cette dernière, il y « The Darjeeling Limited
»), on ne voit que le torse d’Eric Bana. L’histoire est celle des deux
sœurs Boleyn qui au 16ème siècle eurent à séduire le roi d’Angleterre,
Henri 8. Anne Boleyn (Natalie Portman), l’aînée est choisie par son
père et son oncle pour devenir la maîtresse du roi, quant à sa sœur
cadette Mary, elle est promise au fils d’un marchand. Mais, un peu
comme d’hab, ça marche pas. C’est Mary qui tape dans l’œil du roi et
c’est Anne que l’on exile. A ce moment-là Henri est marié avec
Catherine d’Aragon et c’est là que tout se complique. Pour connaître la
suite de l’histoire, il suffit maintenant d’ouvrir un livre d’histoire
ou plus simple chercher pour Henri VIII sur Internet.
On le savait
déjà, mais être une jeune femme, fille d’un homme ambitieux, ce n’est
pas une sinécure. Mais quand en plus votre oncle est plus ambitieux que
votre père et qu’il figure parmi les intimes du roi (intime pour
proche, Henri est Anglais, mais il a eu six épouses et deux maîtresses,
pour lui le doute n’est pas permis), c’est encore pire. L’intimité
n’est même pas respectée. Pour preuve, cette embarrassante discussion
qu’a Mary avec son oncle devant son père, sa mère, son frère et sa sœur
sur les performances que le roi a eu avec elle. Mais le film est bien
construit et très peint une très intéressante fresque du mode de vie de
l’époque.
Je me demande quand même ce que cela peut faire de savoir
que tous ses ascendants ont plus ou moins violé ses ascendantes et que
les héritiers de la couronne d’Angleterre sont tous des enfants de
salauds.
Les seigneurs des mers.
Un documentaire sur les Rob Stewart, les requins et la chasse aux
requins. Rob Stewart est un garçon qui depuis qu’il est tout petit se
passionne pour les requins. Il est d’ailleurs devenu biologiste et
photographe sous-marin rien que pour être proche d’eux. Ce qu’il veut,
c’est briser le mythe du requin mangeur d’hommes. C’est à cause de ça
que les requins sont massacrés dans le monde. Environ 70 millions
d’entre eux sont tués chaque année pour leurs ailerons. Vous imaginez ?
On se demande presque comment il peut en rester après ça. Mais faut
dire que ça rapporte. Selon le documentaire, il n’y a que le trafic de
drogue qui rapporte davantage. L’investissement de départ est minime :
un bateau de pèche, un équipage, des palangres et des couteaux qui
coupent bien. Le moment fort du film est l’expédition menée par Sea Sheperd
à l’Ile Coco au Costa Rica. L’endroit est une réserve marine pour les
requins. Surprise, un bateau braconne. Leur navire le prend en chasse,
ils ont le droit de le faire, c’est à l’invitation du président du
Costa Rica qu’ils sont là. Ils arrivent à le stopper et le prennent en
remorque pour le remettre aux autorité du port. Peine perdue, les
autorités sont du côté des braconniers et c’est une canonnière qui les
attends. Un navire de guerre !
Le documentaire est passionnant. Le
montage est très bien fait, surtout la scène de la poursuite entre le
navire de Sea Sheperd et les gardes-côtes costaricains. On apprends des
trucs et d’autres sont quand même très connus enfin je pense. Comme je
disais au départ, le documentaire est aussi sur son réalisateur Rob
Stewart et cela permet au film de gagner quelques minutes. Pour
démythifier les requins mangeurs d’hommes, il faudra aussi faire
quelques efforts. J’ai certes un peu moins peur d’aller me baigner,
mais je vais continuer d’éviter les zones dans lesquelles les timides
requins sont nombreux (et je n’aurais pas de mal). Cela dit, je serai
partisan de vendre nos fameuses frégates à Sea Sheperd, cela
rééquilibrerait les forces.
02 avril 2008
Gangster
J’ai toujours rêvé d’être un gangster de Samuel Benchetrit, avec Anna Mouglalis (sur l’affiche), Edouard Baer, Bouli Lanners, Serge Larivière, Selma El Mouissi, Alain Bashung, Arno, et la jeune garde du cinéma français composée de Jean Rochefort, Jean-Pierre Kalfon, Laurent Terzieff, Venantino Venantini et Roger Dumas ; et comme il ne reste que deux noms parmi les acteurs : Gérald Laroche et Gabor Rassov. Directeur de la photo Pierre Aïm, ingénieur du son Miguel Rejas.
Je commence par la polémique qu’a suscité l’affiche. Je crois qu’il y a eu une polémique, non ? J’avoue qu’il y avait aussi un truc qui ne me plaisait pas dans l’affiche : le rapport direct avec le synopsis que je lisais à côté (ma version est ci-dessous). D’où sort ce bébé ? Surtout que je suis pas fan des bébés dans les films français. Le risque de faire la même connerie que trop de films français (finir le film par un mariage ou pire une naissance), est très grande, trop peut-être. Par contre qu’elle soit à demi nue avec un Smith & Wesson glissé dans son pantalon, je ne trouve pas ça choquant du tout, peut-être pas très subtile d’autant que…. Mais passons aux choses sérieuses.
Alors, qui n’en a pas rêvé ? ou qui n’y a pas joué ? Après avoir vu « Buch Cassidy et le Kid », on a tous eu envie d’attaquer des trains et de partir à l’assaut de l’Amérique du Sud ! Dans ce film, c’est pareil. Sauf que c’est une cafétéria qui remplace l’Amérique du Sud.
Comme le film d’animation « Peur(s) du noir », le film se compose de plusieurs histoires avec comme élément commun, le « gangstérisme ». Mais on retrouve aussi des… _ zut comment on dit_ des trucs de la tragédie grecque. Vous savez, le bidule que l’on a presque tous appris en cours de français : l’unicité de lieu et l’unicité de temps. Pour l’unicité de lieu, on a une cafétéria au bord d’une nationale en très lointaine banlieue, si loin de la ville que le péage n’est pas loin et pour l’unicité de temps : le classique, tout se passe dans une même journée.
Le film se compose donc de quatre histoires. La première est celle d’un apprenti braqueur qui braque la serveuse de la cafétéria qui est… une apprentie braqueuse. Mais la serveuse est trop jolie et le gangster trop timide. On dirait un mélange entre Mme Adolphine et Benoît Brisefer, le gangster, pas la serveuse. La serveuse, c’est « in the mood for love ». C’est l’histoire la plus drôle. La deuxième histoire est celle de deux amis qui kidnappent une adolescente suicidaire. C’est de loin, la plus belle histoire. Le rapport avec la cafétéria, c’est que son parking doit servir de rendez-vous pour la remise de la rançon. La troisième histoire est celle de deux chanteurs qui se croisent dans la cafétéria. C’est l’histoire la plus abjecte. Enfin, la dernière histoire est celle de cinq anciens gangsters, des braqueurs de banque qui se retrouvent dans leur planque 28 ans après. Le rapport ? C’est la cafétéria qui se trouve à la place de leur planque et les routes, les parkings et les immeubles à la place de la forêt qui était autour. C’est l’histoire la plus tragique.
Mais ce n’est pas une tragédie grecque et l’on ne ressort pas du cinéma en pleurant. Non, c’est une vraie comédie et l’on rigole tout le temps. C’est comme la bande annonce mais en mieux. Et parmi les grands acteurs cités dans cette dernière mais qui n’apparaissent que dans le film, il y a Jean-Paul Belmondo et Al Pacino himself…
Plusieurs choses surprennent dans la façon de faire. Déjà, le format. Ce n’est pas le format classique du cinéma en rectangle, l’image est un carré, comme les vieilles télés, du 4/3. Ensuite c’est du noir est blanc. On a l’impression que le film a été tourné à la fin des années 70 et qu’on vient juste de le retrouver. Et pour finir, les caméras, pardon, LA caméra est fixe. Le réalisateur la pose à un endroit et elle ne bouge plus. Alors tant que l’action se passe devant ça va mais si un acteur sort du champ, on ne sait plus ce qu’il fait. C’est une curieuse manière de faire, mais qu’est-ce que c’est bien fait. Pour un peu, on aurait presque davantage envie d’être réalisateur que gangster à la fin du film.
Et pour finir, j’ai une petite question : sur un menu de fast-food, Kim Basinger, ça vous évoque quel genre de hamburger ?
26 mars 2008
Un train et des moutons
A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson avec Jason Schwartzman, Adrien Brody, Owen Wilson, Amara Karan et Waris Ahluwalia, et la participation de Natalie Portman (toute nue !!!) ; directeur de la photographie Robert D. Yeoman et George Aguilar
pour la coordination des cascades. L’histoire est celle de trois frères
qui ne se sont plus revus depuis la mort de leur père survenue une
année avant que le film ne commence. Francis, ayant survécu de peu à un
terrible accident invite ses frères à un voyage mystico-touristisque en
Inde, à bord du fameux train. Lorsque le film démarre, frayeur :
n’ai-je pas trop vu la bande annonce (je l’ai vu une première fois aux
environs du mois de mai juin 2007) et est-ce que la bande annonce ne
révèle pas trop l’histoire, surtout le coup du :
_ What’s going on ?
_ I guess the train’s lost.
_ What he’s said ?
_ He says, the train’s lost.
_ How could it be lost ? It’s on rail !
Mais
non, l’histoire se révèle peu à peu et tout se tient et se suit. Ce
n’est pas une petite succession de gags dans un train et autour. Les
trois personnages cherchent vraiment quelque chose, car après la mort
de leur père, quelque chose en eux s’est brisé. Peter a gardé de son
père des objets de la vie courante, Jack a fuit tout le monde mais a
plus de facilité à retrouver sa tyrannique petite amie que sa famille,
quant à Francis… Si Peter garde de son voyage à bord du
Darjeeling Limited un petit quelque chose d’épicé, on garde également
quelque chose d’un petit peu épicé et un petit peu ensoleillé du film.
A moi, il m’a donné envie de voyager. Maintenant, on ne voyage plus, on
va quelque part. On avale tant d’heures d’avion et l’on sort d’un
aéroport avec une mine plus ou moins déconfite à un endroit où on va
rester une semaine, trois jours. Puis on repart. Moi, je veux voyager à
nouveau, comme on voyageait lorsque j’étais petit. Vous savez, charger
la voiture à ras bord puis partir. La destination préférée était la
Grèce. La première fois, tout l’aller se fit en voiture. C’était en
1987. Nous avions traversé la France, l’Italie, un passage en Autriche,
la Yougoslavie (car elle existait encore) et enfin, la Grèce. Nous
avions mis presque une semaine pour y arriver. C’est ça un voyage.
Maintenant, c’est 1h30 de RER, 2h00 de retard et 2h00 d’avion. Que
c’est excitant ! Enfin bref, on parle du film ou pas ? Ben, je n’ai pas
d’autre chose à dire que de vous conseillez d’aller le voir ;-).
Black Sheep, de Jonathan King avec Nathan Meister, Peter Feeney, Tammy Davis, Danielle Mason, Oliver Driver et Glenis Levestam. Simon Bright directeur artistique, Kim Sinclair chef décoratrice, Debra East maquilleuse, Richard Taylor et George Port,
superviseurs respectivement des effets spéciaux et de effets visuels.
Ce film est le meilleur film de l’année. Une production néo-zélandaise,
ce qui est assez rare, alors il faut le signaler. C’est à nouveau une
histoire de frères. Henry est, enfant, un futur très bon berger en
devenir. Angus, lui par contre, est un futur très bon psychopathe en
devenir… Un terrible accident survient : leur père meurt (encore ici)
accidentellement en voulant chercher un mouton. Depuis Henry ne peut
plus voir un mouton en peinture et Angus a lui repris la ferme. Une
quinzaine d’année ont passé. Henry devenu informaticien, revient à la
ferme familiale vendre ses parts à son frère, devenu fermier et
chapeautant une équipe de scientifiques, des généticiens. Mais une
bande d’écolos libère un mouton mutant destiné à la destruction. Ce
mouton mutant est carnivore et il va contaminé l’ensemble du troupeau
de la famille. Un classique, me direz-vous. Mais en Nouvelle Zélande,
les troupeaux, ce sont 30 à 50 000 têtes. Maintenant que vous êtes
perdus dans la campagne avec 50 000 moutons carnivores entre vous et le
téléphone, vous faites comment ?
Si vous allez le voir, ne vous
collez pas à vos voisins, car vous allez bondir de votre fauteuil. Sans
en tomber mais laisser une certaine distance entre vous et votre voisin
est une bonne précaution. Cela faisait très longtemps que je ne m’étais
pas autant marrer devant un film, les doigts croisés devant les yeux
(on fait semblant de les cacher) car ce film mélange les scènes de
boucherie et les scènes de boucherie. Entendez les scènes dans
lesquelles la recette de la terrine de lapin ou du haggis se fait
devant vous et les scènes dans lesquelles les moutons arrachent les
boyaux des touristes ou le visage de petits bergers. De la boucherie
donc.
Souvenirs, souvenirs, encore une fois. Sciences et Vie Junior
avait produit un petit article en avril 1993 ou 1994 sur l’attaque d’un
loup dans les Cévennes par deux moutons dotés d’impressionnantes
canines, du gente dents de sabre. J’étais tombé dans le panneau :
c’était un poisson. Mais ça m’avait tellement vexé que j’avais retenu
l’histoire (mais pas l’année). Maintenant, c’est bon, je suis «
exorcisé ».
Attention !!! Attention !!! Attention !!!
1°) Sur imdb, une publicité pour un jeu de guitare pollue les pages de certaines des personnes pour lesquels j'ai mis des liens.
2°) En cliquant sur "Nathalie Portman", vous n'accèderez pas à des photos d'elle toute nue.
20 mars 2008
Be Kind, Rewind
Très
bonne semaine cinématographique, en nombre, en genre et en style. Pour
le nombre, trois. Pour le genre, comédie, film de guerre et policier.
Pour le style, film indépendant, téléfilm et grosse production française.
Comédie
de Michel Gondry avec Jack Black, Mos Def, Melonie Diaz, Danny Glover
et Mia Farrow. Le monteur est Jeff Buchanan, le décorateur Ron von
Blomberg, les maquilleuses sont Marjorie Durand et Suzy
Mazzarese-Allison. Il est important de noter aussi que le réalisateur
n'avait que deux assistants. Encouragé par Caelle et sa mémorable
critique du dernier film de Michel Gondry, la science des rêves : "J'ai
pas aimé", je suis allé le voir et j'en suis ressorti le sourire aux
lèvres, et un beau sourire, d'une oreille à l'autre.
L'histoire,
pour ceux qui ne la connaîtraient pas, est celle de deux amis
Jerry Garber (Jack Black) qui tient une sorte de garage-ferraillerie et
Mike (Mos Def) qui lui tient la minuscule boutique de location de VHS
de Monsieur Fletcher (Danny Glover). A la suite d'un malheureux
accident, Jerry efface TOUTES les cassettes de la boutique de Mike.
Pour que M. Fletcher n'apprenne pas sa bourde par la bouche d'une de
ses plus fidèles clientes et amies, Mme Kimberley (Mia Farrow), ils
vont lui faire une petite version locale de SOS Fantômes en une
après-midi. De toute façon, elle ne sait pas qu'un film de
science-fiction ne dure pas 24 minutes ni que les effets spécieux ont
fait des progrès depuis les Frères Lumières. Mais c'est un succès,
alors...
Parmi les grosses et très grosses productions hollywoodienne à être "suèdé"
(voir film), je me souviens donc de SOS Fantômes, Rush Hour 2, King
Kong, Men in Black 2, When We Were King, Mission ton Mars et Miss Daisy
et son chauffeur. On peut regretter que l'Arme Fatale (une des quatre
versions) de fasse pas partie de cette liste. Mais faire un film sur
des types qui avec trois francs six sous refont des films, ce n'est pas
suffisant. Il faut leur donner un but aussi : sauver le magasin de M.
Fletcher de la destruction. Ajouter à cela des romances naissantes, le
film risquerait de finir en une soupe classique hollywoodienne. Mais
rassurez-vous, le film est très bien fait et se recentre très
subtilement sur le sujet principal, parce que certaines histoires dans
cette histoire, "ne nous regardent pas". Et en plus de sortir
avec le sourire, on a appris quelque chose. Qui de vous connaît Thomas
"Fat" Waller ? Certes, si vous cherchez sur Google, vous arriverez ici. Mais, vous pouvez aussi aller voir le film également.
Téléfilm
de Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie
Gillain, Déborah François, Maya Sansa, Julien Boisselier et Moritz
Bleibtreu pour le méchant. Fin mai, début juin 1944, le SOE charge une
équipe de quatre jeunes femme de sauver un vrai géologue anglais
déguisé en faux soldat allemand mais vrai blessé d'un hôpital de
campagne en Normandie, car un colonel SS le cherche et menace de
faire échouer le débarquement du 6 (qui au départ était prévu pour le
5).
L'histoire
est pas mal, mais la première erreur de la production
est la durée du film : 1h30. Si la production avait très peur de mal
faire parce qu'elle ne comptait aucun personnel, témoin de l'occupation
ou de la Seconde Guerre Mondiale, elle aurait pu regarder les
précédents
films de guerre dans lesquels on recrute une équipe de choc pour
réaliser une mission derrière les lignes. Aucun de ces nombreux films
(...) ne dure moins de 2h00. A cause de cette courte durée, le
réalisateur doit prendre de des libertés avec la réalité comme
l'entraînement des recrues. Il dure une après-midi or elles doivent
sauter en parachute. De plus, la sélection des membres de l'équipe
semble résumer sous la forme de clichés tous les rôles laissés aux
femmes dans les film de guerre. Il y a l'infirmière, mariée à un
communiste tué par les Allemands, frère d'un capitaine français du SOE
et fille de vieux collabos, la prostituée condamnée à mort pour le
meurtre de son souteneur, la danseuse nue qui allait se marier avec un
colonel SS qui est arrivée à Londres on ne sait pas trop comment,
l'experte en explosif grenouille de bénitier, qui comme les grenouilles
est très souple et donc lève ou écarte très facilement les jambes pour
les beaux officiers et pour finir la résistante italienne juive qui
passe inaperçue en Normandie avec son petit accent. Pour revenir aux
peurs de la production, qu'elle se rassure : les décors, les costumes
étaient très bien fait. D'ailleurs, on sent bien qu'elle (la
production) était vraiment très fière d'avoir eu de la Place Jeanne
d'Arc à la Concorde, Rivoli comprise comme décors d'extérieur. Jugez un
peu. Le film dure 1h30, se déroule entre Londres, la Normandie et Paris
mais il y a quatre scènes d'extérieur à ces endroits. C'est peut-être
exagéré, non ? Dernière chose, il faut que les réalisateur français
apprennent à ne plus déshabiller leurs actrices. Je m'y attendais,
avoir cinq actrices principales et qu'aucune ne se déshabille, dans un
film français ? ce n'est pas possible. Donc, il y en a une, et deux à
moitié. Et bien sûr ce n'est pas Sophie Marceau.
Personnellement, je trouve que pour une histoire vraie, _le personnage joué par Sophie Marceau, Lise Villameur
a véritablement existé et un article du Times consacré à son histoire
avait servi d'élément déclencheur à Jean-Paul Salomé pour faire ce
film_ c'est un peu léger. Et un film de guerre, sur la résistance ne
doit pas être léger.
Pour faire la liaison, on passe à du lourd, du très lourd. MR 73
comme Manurhin 73, ce fameux 357 Magnum qui équipe le GIGN ou le Raid
ou les autres super flics. Que dire de l'histoire ? Il y en a deux en
fait. La première est celle d'un lieutenant de police joué par Daniel
Auteuil, imbibé d'alcool façon président russe, qui enquête sur une
série de meurtre qui ensanglante Marseille. La deuxième histoire est
celle d'une jeune femme terrorisée à l'idée que le sadique meurtrier de
ses parents sortent de prison (cela ressemble d'ailleurs à un poignant
plaidoyer de la loi de rétention du petit ambitieux et de miss Dior).
Dès
le départ, j'ai senti que le film ne passerait pas.Il faut dire que
c'est un film très, trop chrétien : vengeance, pardon, rédemption,
culpabilité, oubli, déchéance, haine, colère. Bref, un film très
biblique. Et c'est pire à la fin parce que on mélange le très biblique
avec le classique des comédies françaises de ces dernières années : un
mariage ou une naissance. Je vous laisse le choix. N'ayant encore
jamais mis les pieds à Marseille, je ne sais pas si la ville filmée
ainsi ressemble plus à la réalité ou pas. Par contre, elle ne
ressemble pas du tout la ville des Taxi (1 et 2, je n'ai pas vu la
suite). Il y a deux côtés de Marseille qui sont filmés : le coin super
riche avec des villas froides et moches et le coin super pauvre qui est
glauque, puant et mal éclairé. Dans tous les cas, ça ne donne pas envie
de venir. En plus, même si c'est le printemps, il fait un temps de
merde : il pleut tout le temps, il y a du vent, le ciel est bas et
gris... Pour revenir aux personnages, je les trouve tous détestables.
Il y a le flic anti-héro qui ne dégaine que si il y est obligé, qui
passe son temps à boire du mauvais whisky ou à vivre dans le passé (il
conduit d'ailleurs une Volvo des années 50, la même que celle garée
près de chez moi !); la fille hantée par ses souvenirs qui n'adresse
plus la parole à son copain ni à sa soeur parce qu'elle n'haït pas
assez à son goût le reste de l'Humanité ; le méchant flic, faux beau
gosse avec des costumes noirs qui couche avec son capitaine ; le
capitaine, blonde glaciale qui roule en coupé Chrysler et qui possède
une villa avec piscine, qui ne fait rien qu'à dire qu'elle ne peut rien
faire et d'autres. En parlant de Chrysler, je ne sais pas si c'est
normal ou réaliste, vous me direz, mais tous les flics sauf Auteuil
roulent en Chrysler ou en Jeep. Normal ou pas normal ? Le Raid roule en
Hummer. Normal ou pas normal ? Le curé de la campagne a un pickup.
Normal ou pas normal ?
Pour finir simplement, j'ai pas aimé du tout, du tout, du tout.
05 mars 2008
Peur(s) du noir
Je prends un peu d'avance sur la semaine prochaine en vous parlant de ce film. Parce qu'il n'est plus diffusé que dans trente salles dans toute la France, parce qu'il est génial et que ce serait idiot de le rater parce que votre bloggeur préféré ne vous en aura pas parlé à temps. Donc pour vous donnez envie de vous donnez envie d'aller le voir...
Peur(s) du noir est composé de six histoires, deux en épisodes et quatre entières. La première histoire est celle d’un homme qui promène ses quatre gros chiens à travers la campagne. Cette histoire me fit penser à la façon dont Roald Dahl a écrit certaines de ces nouvelles (j’y reviendrais une prochaine fois) : on sait d’avance que ça va mal finir pour le type qui promène ses chiens mais on ne sait pas encore comment et pour cela, il faut attendre la toute fin du film. Après chaque épisode de l’homme aux chiens, venait une histoire principale. La première de ces histoire est celle d’un jeune homme passionné de zoologie qui tombe amoureux d’une étudiante lors de ses études. Comme ça, ça ne fait pas peur, mais le voyant, j’ai immédiatement pensé à un épisode des contes de la crypte (mais je suis incapable de vous dire lequel et d’ailleurs si je vous le disait, ça ne vous ferait plus peur, car vous sauriez alors à quoi vous attendre). La deuxième histoire est celle d’une petite fille qui arrive dans sa nouvelle école. Je n’en dis pas plus, c’est sordide. La troisième est celle d’un jeune garçon qui passe un été chez son oncle et sa tante près des marais ; l’endroit est hanté par un monstre descendu des nuages et caché dans l’eau. C’est ma préférée. La dernière enfin, qui ma préférée aussi mais juste après la précédente est le classique de la maison hantée mais c’est tellement angoissant que l’on entend battre son cœur… Le seul bémol, ce sont les peurs écolo-politicorrecto d’actrices qui entrecoupent chaque histoire. Je ne sais pas si ce sont leurs peurs réelles ou celles du scénariste, mais elles ne vont pas avec le reste. Leur but peut-être est de détendre le spectateur, de le faire rire un peu, de le distraire...
Parce que l'histoire qui va suivre le glacera d’effroi.