08 septembre 2008
Les blogueurs démocrates ont du soucis à se faire
Je viens de lire un article du Monde sur la vision des blogueurs démocrates du sénateur John McCain, surnommé McSame. Le prétendant à la valise nucléaire s’est déclaré le candidat du « changement ». Les démocrates rappellent justement qu’il a voté à 95% avec Bush, l’a soutenu sur l’Irak, l’économie, et sur certainement (presque) tout. Mais, c’est le candidat du changement, thème de campagne de son adversaire, Obama.
Les blogueurs haranguent donc leurs lecteurs en leur disant que les républicains pensent qu’ils sont débiles pour se faire avoir par de telles promesses. Et c’est là que ça pose problème. Non seulement je pense que les républicains ont comme idée que les électeurs sont stupides et malheureusement, je crois qu’ils ont raison. Cessez de hurler comme cela, ce n’est pas de l’anti-américanisme primaire. C’est parce que c’est déjà arrivé. Dans un autre pays. C’était aussi pour les élections présidentielles, deux principaux candidats couronné par la presse, l’Express et le Point pour l’un, Elle et le Nouvel Obs pour l’autre, un truc comme ça. Les deux étaient les candidats du changement. Sauf que l’un faisait partie du gouvernement depuis cinq ans, à des postes clés pour changer les choses (et putain, ils les a changées, mais en pire). Et figurez-vous quel candidat a été élu président ? Celui du gouvernement, celui qui promettait du changement... mais en conformité avec les cinq précédentes années qui avaient déjà exaspéré tout le monde.
Évidemment, la question qui se pose : est-ce que les électeurs étasuniens sont aussi cons que les électeurs français ? L’avenir le dira…
Commentaires
Be or not to be
Voilà de la question philosopho-socio-anthropo-culturelle, de la question qui fait danser la matière grease *mauvais jeu de mot*. Est ce qu'il suffit qu'un nouveau porte étendard opposant au gouvernement en place se pointe avec un beau programme ravageur en dénonçant les erreurs du camp adverse, pour que cela puisse changer quelque chose?
Je pense que toute la question réside dans la notion de changement. Je pense pas que la manière de fonctionner d'un pays puisse changer du jour au lendemain parce que des élus s'en donnent la mission. Qu'il soit de gauche ou de droite, démocrate ou républicain, un gouvernement rendra toujours un pays plus ou moins malheureux, parce que personne n'aime être gouverné ; je pense pas non plus qu'il faut s'engouffrer dans un manichéisme attardé et joué les fatalistes.
Le candidat du changement il est illusoire. Je veux bien entendre parler d'un candidat réactionnaire qui agit là ou il peut, mais le candidat du changement, le Monsieur Propre de la politique faut qu'on arrête de lui vouer un culte. La connerie des électeurs et justement de croire en cette existence d'un système binaire en politique: les bons et les mauvais dirigeants.
Chaque camp à son lot de phrases merdiques, son cota d'idées nouvelles, son nombre de semaines de RTT à bord d'un Yacht. Faut juste essayer de trouver le candidat qui fera un minimum de chose avec les valeurs qui sont les nôtres, en acceptant le fait qu'il pourra également merder là où on ne l'attendait pas.
(contenu d'un nouvel article, merci
)
Réponse sur ton blog.
conclusion...
Il est intéressant de constater, rétrospectivement, que les électeurs étasuniens sont finalement moins cons que les français.
D'un autre coté ils s'étaient déjà fait avoir 2 fois de suite ![]()
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