Le Capharnaüm du Bonsaï

Des bandes dessinées à la vie des koalas, en passant par la culture hydroponique et des aspirateurs volants, mais ce blog ne parle absolument pas des bonsaïs.

06 septembre 2008

Michael Faraday et le tiramisu

Si pendant un moment au cours du printemps, il fut question de trouver une recette simple et bonne de gâteau avec comme principaux ingrédients le chocolat et le céleri, aujourd’hui, mon activité a tourné autour de la recette du tiramisu. Recette que j’ai exécuté avant d’entamer un « road cuisine » : J’ai enchaîné avec un cake au Roquefort et au raisins secs (qui cuit) et une ratatouille espagnole (qui chauffe).

Je peux vous dire déjà que l’une de mes lectrices préférées m’appellera pour se plaindre, indignée que je ne veuille pas la voir dimanche pour qu’elle puisse goûter mon tiramisu. Il faut vous préciser qu’elle est quand même la goûteuse officielle de presque tout ce que je prépare.

Mais revenons au tiramisu. Plat que je peux préparer depuis très récemment, car la recette nécessite la séparation des blancs des jaunes. Mais n’étant pas très manuel, c’est une très délicate opération pour moi que je n’arrive à maîtriser que depuis un mois. Et quand j’écris « maîtriser », je suis très gentil avec moi-même. Sitôt la manœuvre effectuée, je me lance dans le simple mélange des jaunes, du sucre, du sucre vanillé et du mascarpone (je suis la recette). Mais maintenant la tâche se complique : il faut monter les blancs en neige… Je rajouter à la solution gluante une pincée de sel, suivant ainsi les conseils de ma mère (« Rajoute du sel, sinon ça ne prendra jamais. »), je saisis mon double fouet à manivelle et commence à tourner.

double_fouetJe tourne… Je change de main et je tourne… Je change à nouveau de main (la gauche tourne mal, mauvais jeu de mots, désolé). Et je tourne… Je tourne… Je tourne. J’ai la curieuse impression d’être un Shadok… Eux pompaient, et moi je tourne. Au bout d’un bout quart d’heure, la situation n’est déjà plus la même : j’ai des crampes au deux mains et un rebord du bol est couvert d’une mousse un peu plus compacte que le reste. Triomphe, ça marche. Mais il faut que je trouve deux autres mains. Pas de mains. Je recommence alors à tourner. Extraordinaire : le rebord du bol en face du premier a aussi la même chose que le premier. Le succès est là. Je tourne, je tourne, je tourne. Maintenant, ça fait 25 minutes que je tourne et j’ai juste un peu de mousse. J’ai l’impression de subir à nouveau le supplice des carottes râpées…
C’était il y a trois semaines environ. J’avais décidé de faire un gâteau aux carottes. Il nécessitait 200 grammes de carottes râpées et d’autres ingrédients faciles à trouver. Amis comment je fais les carottes râpées ? Ma mère, toujours de bon conseil : « Il te faut une mouli-julienne ». Pas de souci, je vais en chercher une. Quelque temps passe et je vois dans un rayon de mon Monoprix, un truc que j’avais déjà vu dans les placards de la cuisine familiale. Un truc avec une manivelle et des disques percés de trous de différentes tailles… Bingo, ça doit être ça. Tout content, le soir même, je commence la préparation pour un dîner le lendemain. L’enthousiasme est un peu passé : je vois pas comment ça marche, ni comment je vais faire des carottes râpées avec. Je me lance. Je tourne, je tourne, je tourne…. (Rassurez-vous, je la fais courte). Rien, rien du tout. Après 45 minutes de crampes, de manivelles et d’énervement, je dois avoir 40 à 45 grammes de carottes râpées. Tant pis, je fais mon gâteau malgré tout et je couperai les carottes en morceaux minuscules. Ma mère vient dîner le lendemain. Il y avait une tarte courgette et féta en entrée et un classique steak haché et petits pois en plat principal avant ce qui devait être mon chef-d’œuvre, le gâteau aux carottes. A la fin du repas, je montre à ma mère, l’outil à carotte… C’était un presse-purée.Presse_Pur_e
Je reviens à mes blancs en neige. Ça fait 35 minutes que je tourne la manivelle et là, tant pis. Ils sont en neige de toute façon. D’accord c’est comme de la poudreuse non damée en pleins soleil, mais pour cette fois, ça ira.

Mais que vient faire Michael Faraday dans le titre ? C’est bien simple : historiquement, c’est lui qui mit au point le premier moteur électrique. Après, viendront Barlow, Sturgeon, Davenport puis Tesla mais je ne vais pas vous résumer l’article de Wikipédia. D’ailleurs, vous avez pu le remarquer, j’ai un peu de mal à synthétiser les histoires :-). Et à partir du moteur électrique, vient un jour le fouet électrique… Mon prochain achat, je crois.

Posté par Petit Bonsai à 22:00 - délire culinaire - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

je suis effectivement indignée :)
c'est très courageux de faire monter des blancs en neige sans fouet électrique. Jamais je n'aurais osé.

Posté par caelle, 08 septembre 2008 à 22:35

Ben, c'est pas si difficile à faire... Faut juste que j'achète un batteur électrique. Mais si tu me fournis en mascarpone, je te fournis en tiramisu, promis.

Posté par petit bonsaï, 08 septembre 2008 à 23:38

ouaif, je demanche quand même à voir ton tiramisu. Je suis très difficile sur les tiramisus et ma recette est très bonne. Je suis partante pour goûter cependant au tien.

Posté par caelle, 10 septembre 2008 à 20:57

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